Agriculture et alimentation

Une femme sourit à la caméra, avec l'un de ses yaks en arrière-plan.

Avant même que la brume ne se dissipe sur les collines du district de Panchthar, dans l’est du Népal, Subita Rai a déjà commencé sa journée. Après avoir terminé l’école secondaire, la plupart de ses camarades sont partis en ville. Subita est revenue dans son village de montagne pour perpétuer la tradition de ses parents et s’occuper d’un troupeau de yaks. Grâce à une collaboration entre le secrétariat du Partenariat de la montagne, hébergé par la FAO, et l’atelier de transformation et de production de fromage de yak de Kanchenjunga, Subita et sa famille ont pu accéder à du matériel permettant de transformer le fromage, à des installations améliorées et à des formations couvrant la production, les compétences commerciales, la commercialisation et le développement de la chaîne de valeur.

Une terre où les cultures sont en train de pousser.

Que ce soit dans les champs, les pâturages, les forêts, les rivières et les mers, les choix des pays relatifs à l’alimentation des populations sont parallèlement susceptibles de créer de la résilience, de réduire les émissions, d’enrayer l’érosion de la biodiversité et de restaurer les terres dégradées. C’est pourquoi la FAO et le FEM œuvrent ensemble en vue d’aider les pays et les communautés rurales à trouver, mettre en œuvre et transposer à plus vaste échelle des solutions agroalimentaires offrant des retombées positives à tous les niveaux. Chaque investissement repose sur des recherches et données scientifiques qui orientent les décisions et les politiques, sur des capacités de mise en œuvre qui permettent de concrétiser les plans, ainsi que sur de solides mesures de sauvegarde et mécanismes de suivi qui mettent en lumière les résultats obtenus.

Une agricultrice en premier plan récolte du thé.

Le thé a été introduit au Rwanda dans les années 1950, mais le secteur a connu une croissance rapide au cours des dernières décennies. Le climat du Rwanda, qui conjugue précipitations abondantes et ensoleillement important, ses douces collines et ses sols volcaniques riches en minéraux créent un environnement idéal pour la production de thé. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille avec le Gouvernement du Rwanda afin que celui-ci mette au point une stratégie nationale pour le secteur du thé, qui vise à améliorer la qualité et à aider le pays à satisfaire aux normes internationales et à accéder aux meilleurs marchés.

Une agricultrice pose avec un verre de lait pour une photo

Il y a des années, Nino a quitté son village et s’est initiée à l’art de la fabrication du fromage au contact des habitants de la commune de Tsalka, dans une région montagneuse de la Géorgie. C’est auprès d’eux qu’elle a appris les secrets de la fabrication de deux fromages géorgiens, le sulguni et l’imeruli, ainsi que d’autres fromages plus répandus. Grâce au soutien de la FAO, Nino a pu se procurer les équipements dont elle avait besoin pour assurer la production et la sécurité sanitaire des aliments et suivre une formation afin d’approfondir ses connaissances sur ces outils et mettre en pratique ce qu’elle avait appris. En associant production pastorale traditionnelle et normes de qualité rigoureuses, elle s’assure d’une production naturelle à la fois sans danger et durable.

Plusieurs rangées de laitues poussant dans une serre.

Dans la petite serre d’une exploitation familiale du sud de la Grenade, la laitue pousse sans terre, grâce à l’énergie solaire. Grâce à un projet mis en œuvre par la FAO et financé par le Fonds vert pour le climat, l’exploitation familiale des Benjamin s’est tournée vers l’hydroponie pour faire face au problème des précipitations irrégulières. Par rapport aux méthodes de culture traditionnelles, la culture hydroponique consomme jusqu’à 90 pour cent d’eau en moins. En tant que technologie d’adaptation au changement climatique, la culture hydroponique réduit également l’exposition aux organismes nuisibles disséminés par la terre, et permet une utilisation plus efficace de l’espace, des intrants et de la main-d’œuvre.

Un vaste paysage de pâturages ouverts, parsemé de ruisseaux peu profonds, d'herbe rase et de trois lamas.

Quand nous parlons de parcours, de quoi parlons-nous exactement? Qui vit sur ces terres? Quels sont les liens étroits unissant ces paysages, les animaux qui y vivent et les personnes qui les gardent, pour former l’un des écosystèmes les plus importants de la planète ? À l’occasion de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (2026), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) donne un coup de projecteur sur les parcours et les éleveurs pastoraux pour mettre en valeur leur importance. Voici cinq questions pour comprendre les notions essentielles.

Un humanitaire de la FAO et deux femmes discutent en mangeant un fruit dans un champ.

Autrefois, Rita commençait ses journées par une marche de trois kilomètres pour aller chercher de l’eau, jonglant entre les travaux des champs et la garde de ses enfants, alors que la sécheresse et les moyens d’irrigation limités menaçaient les récoltes et la sécurité alimentaire. Cette routine a changé lorsqu’un nouveau barrage a permis de créer un réservoir pour sa communauté. Construit par la FAO avec le soutien financier du Gouvernement angolais et de l’Union européenne, ce barrage s’inscrit dans le cadre du programme FRESAN de la FAO, qui vise à renforcer la résilience en matière d’eau et d’alimentation dans le sud de l’Angola. Grâce à une irrigation tout au long de l’année, Rita cultive désormais des denrées de base et des légumes, vend ses excédents pour aider à couvrir les frais de scolarité et met en pratique avec ses enfants les nouvelles techniques apprises dans les écoles pratiques d’agriculture de la FAO.

Un groupe d'enfants en train de manger dans une école au Bhoutan.

Une initiative, lancée par le Gouvernement royal du Bhoutan avec le concours de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), met directement en lien des petits éleveurs de volaille et des programmes d’alimentation scolaire en vue de lutter contre la malnutrition chez les enfants tout en créant un marché stable pour les producteurs ruraux. Ce projet pilote mené sur deux ans, appelé «Un enfant, un œuf», permet actuellement de proposer des œufs à 32 000 élèves dans 343 écoles du pays. Les élèves disent avoir remarqué une nette amélioration de leur santé et de leur énergie à l’école et les enseignants indiquent que les élèves semblent plus attentifs en cours depuis le lancement du programme.

Photographie d’une femme entrepreneure debout devant une boutique ou un entrepôt, entourée de sacs de produits alimentaires locaux (riz, maïs, céréales) empilés.

Le FIDA utilise un modèle de financement combinant contributions de base (investissements à long terme) et contributions supplémentaires (fonds ciblés pour des priorités spécifiques). Grâce à ces dernières, comme l’initiative norvégienne « Nourrir les humains et la Terre », 263 835 personnes et 50 000 élèves ont bénéficié de programmes nutritionnels dans sept pays africains. Les résultats incluent la création de 23 000 jardins familiaux, une augmentation de 700 % du cheptel avicole au Burkina Faso, et des formations pour réduire les pertes post-récolte. Ce modèle prouve que les fonds ciblés amplifient l’impact des projets existants, tout en restant flexibles et efficaces, comme le montre le partenariat historique entre le FIDA et la Norvège.

Deux personnes vêtues de combinaisons blanches de type hazmat pilotent un drone dans des champs de bananiers.

Au Venezuela, la banane est depuis des générations un symbole de subsistance et de tradition, mais en 2023, le champignon fusarium tropical race 4 est arrivé dans les zones de production, provoquant une urgence phytosanitaire. Ce champignon, qui provoque une maladie dévastatrice chez les bananiers et les plantains, peut rester dans le sol pendant plus de deux décennies, menaçant la production et la vie de ceux qui en dépendent. Avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et des autorités nationales, les agriculteurs apprennent à gérer la maladie, ce qui contribue à relancer la production et à renforcer la résilience face à de futures épidémies.

Une femme tenant un petit bol, assise sur une plate-forme extérieure surélevée recouverte d'un tapis, rattachée à un bâtiment blanc en plâtre.

Sonya Kirgizova, une agricultrice respectée de la région de Tojikobod au Tadjikistan, est devenue une figure de proue des efforts visant à relancer les cultures traditionnelles et à renforcer l'agriculture locale. Alors que de plus en plus d'hommes migrent pour trouver du travail, des femmes comme Sonya gèrent désormais les exploitations agricoles, mais manquent souvent de ressources. Sonya s'est associée à la FAO afin de former les femmes au jardinage, à la culture sous serre et à l'apiculture, et a contribué à la création de banques de semences communautaires qui stockent des semences résistantes au climat.

Une femme vérifiant la qualité des pistaches sur un pistachier.

Une formation de la FAO, qui associe expérience acquise sur le terrain et méthodes issues de la recherche, aide Maryam et d’autres agricultrices iraniennes à améliorer leur production dans des conditions de plus en plus difficiles du fait de la sécheresse et du manque d’eau. Cette formation associe les connaissances scientifiques et les décisions quotidiennes prises dans les champs. Elle aide les cultivateurs à exploiter l’eau de manière plus efficace, à réduire les risques de contamination et à améliorer la productivité à long terme. 

Des jeunes entourés de plants de poivrons avec un jeune homme au centre tenant un panier avec sa récolte.

Près de la moitié des 1,3 milliard de jeunes dans le monde vivent dans des zones rurales et débordent de potentiel entrepreneurial. Pourtant, ils n'ont souvent pas accès aux opportunités qui leur permettraient de s'épanouir. Des investissements ciblés, réalisés dans le cadre des programmes du FIDA axés sur les jeunes, permettent de libérer ce potentiel, en créant des emplois, en favorisant le leadership dans le secteur agroalimentaire et en renforçant les économies rurales. En développant les compétences, en facilitant l'accès au financement et en mettant les jeunes en relation avec les marchés, des initiatives telles que les pôles agroalimentaires donnent aux jeunes les moyens de se construire un avenir durable dans leur communauté plutôt que de migrer vers d'autres régions. Ces exemples de réussite soulignent l'importance des investissements dans la jeunesse rurale pour la sécurité alimentaire, la croissance économique et une stabilité durable.

Une femme tenant une grappe de raisin dans un vignoble.

Dans la région de Kakhétie, en Géorgie, Sophio Khutitdze, viticultrice et vigneronne de 25 ans, révolutionne la culture du raisin et la production de vin. Forte d'une formation scientifique et animée par son amour de la nature, elle gère 40 hectares de vignobles où la qualité commence par le raisin. Dans le cadre d'un projet de la FAO financé par l'Union européenne et la Suède, elle utilise des diffuseurs de phéromones de synthèse pour lutter contre les insectes, réduisant ainsi l'utilisation de pesticides tout en protégeant les rendements et la sécurité alimentaire. En tant que formatrice nouvellement qualifiée, elle partage désormais ses techniques de gestion intégrée des vignobles avec d'autres, rejoignant ainsi 23 caves réparties dans quatre régions qui adoptent des pratiques durables. Découvrez comment Sophio et ses pairs transforment le secteur viticole de Géorgie.

Gros plan sur une main tenant une assiette de pois chiches.

Depuis des générations, les pois chiches sont au cœur de la cuisine libanaise. Ils sont intimement liés à l’identité culturelle de ce pays, où l’on consomme en moyenne 3,25 kg de pois chiches par an et par personne. Marie Therese fait partie des nombreux agriculteurs et agricultrices de la région de la Bekaa qui participent au regain d’activités menées au Liban pour relancer la culture du pois chiche, dans le cadre de l’initiative « Un pays, un produit prioritaire » de la FAO, mise en œuvre en partenariat avec le Ministère de l’agriculture libanais.