Le long des routes de migration reliant la Corne de l'Afrique au Golfe, à l'Afrique du Nord et à l'Europe, l'espoir est devenu une monnaie d'échange, et les passeurs et trafiquants savent en tirer profit.
Esclavage et traite des personnes
L'île de Gorée est un symbole mondial de la traite transatlantique des esclaves, un lieu où la préservation du patrimoine et la vie quotidienne coexistent. Avec sa « Maison des Esclaves », un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'île joue un rôle de préservation de cette histoire douloureuse pour les générations futures.
Journée mondiale contre la traite des personnes
Si vous êtes témoin d'un cas de traite, ne détournez pas le regard. Chacun d'entre nous a un rôle à jouer pour mettre fin à ce crime. « Ne laissez aucun enfant de côté dans la lutte contre la traite des êtres humains ».
Au Niger, le centre pour les victimes de la traite, ouvert en juillet 2019 et géré par l'Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants (ANLTP) avec le soutien de l'OIM, est devenu un sanctuaire pour les survivants comme Zara. Ici, ils bénéficient d'une protection, d'une assistance et d'une chance de réintégrer leur communauté. Dès son arrivée, chaque personne est enregistrée et soumise à un entretien visant à identifier ses besoins spécifiques. Les travailleurs sociaux, très investis, veillent à ce que les services vitaux, y compris l'assistance médicale et juridique, soient fournis, ne négligeant aucun aspect de la guérison et du rétablissement. Les enfants représentent près de 60 % de la population du centre, où ils trouvent un refuge et une chance de guérir avant de retrouver leur famille.
Journée de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves
La Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves offre un moment de réflexion sur cette période honteuse, sur un système brutal de traite des êtres humains, bâti sur le mythe de la suprématie blanche. Cette Journée offre aussi l'opportunité pour nous d'agir, parce que l'héritage raciste de l'esclavage continue de polluer nos sociétés. Aujourd'hui, nous commémorons tous ceux qui ont souffert et résisté à l'oppression. Et nous leur rendons hommage en luttant pour l'égalité et la justice. En savoir plus.
« Peindre le silence : histoires sur le handicap et la traite » au Mali
Pour lever les tabous auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap, cette exposition a été organisée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (UNODC), Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre en collaboration avec des artistes formateurs malien
Suamhirs Piraino-Guzman avait 14 ans lorsqu’il a été victime de la traite. Arraché à son Honduras natal, il a été emmené clandestinement en Californie où il a enduré des souffrances inimaginables. Près de 20 ans plus tard, cet homme, qui a survécu à l’exploitation sexuelle et à la traite des enfants, est aujourd’hui un fervent défenseur de l’intérêt général et un membre actif des réseaux de survivants. Il entame également sa deuxième année en tant que président du conseil d’administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage. Depuis 30 ans, le Fonds accompagne les survivants en donnant de l’argent à des organisations locales qui leur fournissent des soins de santé, un abri, de la nourriture, une aide juridique, une formation professionnelle, une éducation, des activités génératrices de revenus et d’autres formes de soutien.
Je prête ma voix pour qu’ensemble, nous nous dressions contre la traite des êtres humains
La traite des êtres humains peut toucher n'importe qui, mais nous pouvons tous faire partie de la solution en sensibilisant, en repérant les signes d'exploitation et en fournissant des signalements sécurisés.
Les crises mondiales, les conflits et l'urgence climatique augmentent les risques de traite d'êtres humains. Les déplacements et les inégalités socio-économiques affectent des millions de personnes dans le monde, les rendant vulnérables à l'exploitation par les trafiquants. les réponses nationales, en particulier dans les pays en développement, semblent se détériorer. La Journée mondiale contre la traite d'êtres humains a pour objectif de sensibiliser aux évolutions et tendances inquiétantes identifiées par l'ONUDC et invite à évaluer et à intensifier les efforts visant à renforcer la prévention, à identifier et à soutenir les victimes et à mettre fin à l'impunité.
Depuis l’âge de 3 ans, Aruna vivait dans les rues de Dakar en mendiant pour survivre. Grâce au Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat aux droits de l'homme et au Projet d’appui à la protection des enfants victimes de violations de leurs droits (PAPEV), il a pu rentrer dans son village rural de Guinée-Bissau et retourner dans sa famille.
Le projet de la Compassion House est financé par le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage. Ce fonds, qui est géré par le HCDH, aide des centaines de milliers de personnes réduites en esclavage, comme Mo, en accordant des subventions à des organisations qui apportent une aide directe aux victimes sur le terrain.
Une étude du Pôle de gestion des connaissances de l'OIM a révélé que les difficultés psychologiques dues à des expériences négatives au cours de leur situation de traite, notamment la violence fondée sur le genre ou la prostitution forcée, constituaient un obstacle à la réintégration des femmes.
En 2018, Chinara s'est rendue au Mali afin de devenir femme de ménage, dans l'espoir d'améliorer les moyens de subsistance de sa famille. Elle est tombée sous le joug de trafiquants qui l’ont forcée à se prostituer, Grâce à l’OIM, elle a pu s’échapper.
Des femmes migrantes, victimes de traite depuis les pays voisins d'Amérique du Sud, se sont retrouvées à Trinité-et-Tobago où elles ont subi des violences sexuelles, physiques et psychologiques. L'OIM encourage les victimes à demander de l'aide mais elles sont nombreuses à souffrir en silence parce qu'elles n'ont pas été formellement identifiées.
En pleine pandémie mondiale, à l’heure de la montée des inégalités et de la dévastation économique, les voix des victimes et des personnes rescapées de la traite d’êtres humains risquent d’être noyées. Or, il importe plus que jamais d’écouter leurs récits, tandis que la crise de la COVID-19 accentue les fragilités et accroît le désespoir. Notre action doit être guidée par les personnes rescapées. Leur concours est essentiel pour éliminer les facteurs de risque, répertorier et protéger les victimes et garantir leur accès à la justice et à la réadaptation, tout en demandant des comptes à ceux qui les ont exploitées. À l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, l’ONU s’attache à écouter les victimes et les personnes rescapées de la traite d’êtres humains et à réagir, à garantir leurs droits et leur dignité, à relayer leurs récits et à en tirer des enseignements, dans le combat mené pour prévenir et faire cesser ce crime inqualifiable.










