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Droits de l'Homme
Les droits humains constituent le fondement de la dignité, de la stabilité et d’un progrès équitable. Ils assurent la cohésion de la société : ils protègent les personnes contre toute forme de violence, favorisent l'inclusion et donnent un sens aux notions de justice et d'égalité au quotidien. Aujourd'hui, ce fondement est soumis à des pressions sans précédent, alors que les violations se poursuivent en toute impunité, la violence se banalise et l'espace civique ne cesse de se réduire. Une action collective plus forte s'impose. À l’approche du 80e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui sera célébré le 10 décembre 2028, l’Alliance mondiale pour les droits humains
mobilisera des acteurs de tous les secteurs, de toutes les régions et de toutes les générations afin de marquer cet événement.
Un groupe d’enfants et de jeunes a élaboré un ensemble inédit de normes, intitulé « Incluez-nous ! », pour garantir leur participation significative, sûre et inclusive lors d’événements mondiaux. Ces normes, structurées en trois phases (avant, pendant et après les événements), visent à guider les organisateurs afin que les enfants ne soient plus de simples bénéficiaires passifs, mais des acteurs actifs dans les décisions qui les concernent, selon le principe « Rien pour nous sans nous ». Cette initiative, portée par le Groupe de travail sur les enfants et les jeunes du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, souligne l’importance de refléter leurs réalités dans les lois, politiques et programmes qui les impactent.
Une personne sur 15 dans le monde est en situation de handicap. Bien que ces personnes représentent une part importante de la population mondiale, elles sont confrontées à des restrictions jusqu’à 15 fois plus importantes que les autres en matière de participation et de mobilité, principalement en raison de l’inaccessibilité et du coût prohibitif des transports Un nouveau rapport du HCDH sur les infrastructures inclusives a été présenté au Conseil des drois de l'homme. Ce rapport se concentre en particulier sur les infrastructures de transport et de logement. Le rapport présente plusieurs exemples de bonnes pratiques à travers le monde, au Pkistan, au Brésil ou encore en Islande.
De l’antisémitisme sur les campus universitaires aux mosquées et églises endommagées, les minorités religieuses sont systématiquement refoulées en marge de la vie publique, parfois au prix de leur vie. Le HCDH a récemment présenté au Conseil des droits de l’homme un rapport exposant la violence, la discrimination et l’incitation à la violence fondées sur la religion dont font l’objet les chrétiens, les juifs, les musulmans et d’autres minorités religieuses dans le monde, tant en ligne que hors ligne. Ce rapport souligne le renforcement de la discrimination qui découle des outils d’intelligence artificielle et de prévision utilisés par les services répressifs. Ces systèmes fondés sur les données présentent fréquemment d’importants biais qui « pénalisent en particulier les minorités raciales, ethniques et religieuses ».
La dégradation de l’environnement est à l’origine d’une crise mondiale des droits humains, privant des milliards de personnes de leur droit à l’eau potable et à l’assainissement. Une note d’orientation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en garde contre le fait que le changement climatique, la pollution et la destruction des écosystèmes compromettent l’obligation des États de garantir à tous une eau disponible, accessible, abordable, salubre et acceptable. Ces conséquences touchent de manière disproportionnée les groupes marginalisés, notamment les femmes et les filles, les enfants, les peuples autochtones et les personnes vivant dans la pauvreté.
À l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique, la jeune poète lauréate de Toronto, Shahaddah Jack, était aux Nations Unies pour porter un message fort de mémoire, mais aussi de réappropriation et d’espoir.
Cinquante-cinq ans après la disparition de Rubens Paiva, victime d’une disparition forcée pendant la dictature militaire brésilienne (1964-1985), ses filles Ana Lúcia et Beatriz se sont rendues à Genève pour partager l’histoire de leur famille devant le Comité des Nations Unies des Disparitions Forcées, à l’ouverture de sa 30e session. Le président du Comité, Juan Pablo Albán, les a accueillies directement depuis la tribune. « L’histoire de votre famille est un témoignage important sur la réalité des disparitions forcées, leurs conséquences dévastatrices et l’importance de la vérité et de la mémoire », a-t-il déclaré. « C’est un honneur pour nous tous de vous écouter. »
Les deepfakes, des contenus manipulés par IA, sont de plus en plus utilisés pour créer des images ou vidéos sexualisées de femmes sans leur consentement. Selon un rapport de 2023, 98 % des deepfakes en ligne sont à caractère pornographique, et 99 % ciblent des femmes. Malgré l’ampleur du phénomène, les victimes peinent à obtenir justice : les lois sont obsolètes, les plateformes réagissent trop lentement, et les systèmes judiciaires manquent de moyens pour enquêter efficacement. Les victimes, souvent revictimisées par des procédures complexes et stigmatisantes, choisissent parfois de se taire. ONU Femmes appelle à des lois plus strictes, à une meilleure formation des forces de l’ordre, à la responsabilité des plateformes et à un soutien accru pour les victimes, afin de lutter contre cette crise mondiale.
Sara Weinstein, survivante de l'Holocauste, embrasse ses enfants et petits-enfants après avoir pris la parole lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste organisée par
À l’occasion de la 22ᵉ Réunion des États parties à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, au Palais des Nations à Genève, l’invitée d’ONU Info Genève est la Princesse Astrid de Belgique, Envoyée spéciale de la Convention d’Ottawa.
En 2025, les fondements mêmes des droits humains ont été mis à l’épreuve. Nos essentiels de tous les jours, la campagne de la Journée des droits de l’homme de cette année, cherche à réaffirmer la pertinence de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et de ses valeurs centrales — égalité, justice, liberté et dignité — nous rappelant que les droits humains restent une promesse inébranlable pour toute société. La campagne met en lumière deux dimensions interconnectées des droits humains : la nature extraordinaire de leur création comme l’un des engagements mondiaux les plus novateurs, et leur présence essentielle dans nos vies quotidiennes.
Ces objets du quotidien sont plus que de simples objets : ils représentent des droits humains. Une clé signifie que vous avez un chez-vous. Posséder un smartphone signifie que vous pouvez rechercher des informations sur internet. Posséder une carte de crédit, de l’argent liquide ou une carte d’identité vous permet d’acheter de la nourriture et d’avoir accès à des services essentiels. Et la liste ne s’arrête pas là. Ces droits devraient être garantis pour tous les individus, mais ça n’est pas le cas. Pour des millions de personnes confrontées à la pauvreté, à la violence ou à des catastrophes, ce qui peut sembler ordinaire s’arrache de haute lutte. Chaque pas vers la dignité demande souvent des efforts et un courage extraordinaires.
Les décès maternels évitables restent une injustice mondiale enracinée dans l'inégalité entre les sexes et les défaillances systémiques. Des militantes comme Angela Nguku réclament une approche fondée sur les droits humains afin qu'aucune femme ne meure en donnant la vie.
À l’occasion du Forum des Nations Unies sur les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit, ONU Info Genève a rencontré Elisa Morgera, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte du changement climatique.
Cette cinquième session du Forum, qui se tient au Palais des Nations à Genève, est consacrée au thème « Démocratie et changement climatique : trouver des solutions ».
Dans cet entretien, Elisa Morgera revient sur les liens entre gouvernance démocratique et action climatique, sur la montée des menaces contre les défenseurs de l’environnement, et sur la nécessité de repenser la gouvernance mondiale du climat à la lumière des droits humains.














